Association des Amis de l'Eglise de Saint-Martin-aux-Buneaux



Les travaux à envisager à l'église



Conformément à ses buts, l'Association des Amis de l'Eglise de Saint-Martin-aux-Buneaux s'est penchée sur les travaux d'entretien et de réparation qu'il faudrait envisager. Certains travaux sont indispensables, voire urgents, d'autres sont optionnels.

Les travaux indispensables



  • Le beffroi
Le beffroi est en mauvais état. Surtout, il n'est pas à la place qu'il devrait occuper. A un moment et pour une raison que nous ignorons, le beffroi a été placé au dessus de son emplacement initial.
Actuellement, il est trop haut, juste sous la charpente et les ardoises de la toiture, très au-dessus des abat-sons.
L'inconvénient est que les abat-sons ne jouent plus leur rôle et que la couverture en ardoise souffre des vibrations engendrées par la cloche lorsqu'elle sonne.


Abat-sons et emplacement
d'un ancien beffroi.


Plancher du beffroi
vu d'en dessous.


Base du beffroi,
la cloche est à gauche.


Beffroi, emplacement
d'une deuxième cloche
qui n'existe plus.
Ce mauvais emplacement est particulièrement évident lorsque l'on monte dans le clocher ; les corbeaux en grès destinés à soutenir le beffroi ne supportent plus rien. Dans ce beffroi, à côté de la cloche Cécile-Charlotte, il existe un emplacement vide correspondant très vraisemblablement à l'une des deux cloches fondues à la Révolution. Cela laisse supposer que ce beffroi trop haut placé l'est depuis fort longtemps, avant la Révolution !

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  • La cloche
Jadis, l’église avait trois cloches. Deux ont été fondues à la Révolution. La cloche actuelle qui a pour nom Cécile-Charlotte pèse 1000 kg et a un diamètre de 1m 20. Elle a été installée en 1846. Un piton de soutien a été remplacé en 1885.
La cloche a été réparée par brasure dans la cour de l'école en 1909, car elle était fêlée. Usée au niveau où le battant la frappe, elle a déjà été tournée d'un quart de tour. Le nouveau point de frappe est en train de s'user à son tour. La solution est de changer ce battant en métal trop dur par un battant en métal plus tendre qui s'usera probablement rapidement, mais n'usera plus la cloche.
Cela est d'autant plus urgent que l'on a noté récemment que l'attache du battant était dangereusement fendue !


Cécile-Charlotte


Le battant en acier trop dur
et l'usure de la cloche qu'il a provoquée. La cloche a été tournée d'1/4 de tour depuis.


  • L'installation électrique
L'installation électrique de la cloche est ancienne et totalement hors normes. Les mécanismes de sécurité obligatoires n'existent pas. Le remplacement de cette installation électrique par une installation faite dans les règles est indispensable et urgent.


L'installation électrique


Le mécanisme de la cloche

  • Le paratonnerre
La foudre avait entraîné un incendie le 10 septembre 1869 qui détruisit en partie le clocher. Il fut reconstruit grâce à une souscription parmi la population.
Le 11 décembre 1908, la foudre endommagea une nouvelle fois le clocher. Il fut réparé et on fit poser un paratonnerre, ce qui laisse supposer qu'il n'y en avait pas auparavant. L'utilité d'un paratonnerre efficace est donc évidente. La paratonnerre actuel n'est plus aux normes et probablement inefficace. Il doit donc être impérativement et rapidement changé.


Le retable date de 1650. Il est classé. Il est en mauvais état et nécessite une restauration approfondie. Cela ne pourra se faire qu'avec l'autorisation et avec la participation des Monuments historiques.
Le mardi 6 mars 2012, Mme Sylvie Leprince, conservatrice des Monuments historiques - DRAC Haute-Normandie, est venue, à notre demande, examiner l'état du retable pour envisager sa restauration.
Après une étude approfondie sur place, ses conclusions ont été adressées à la mairie qui nous en a fourni une copie :

Etat de l'oeuvre : Le retable est très encrassé et sa couche picturale est écaillante en plusieurs endroits ; à différentes époques, des clous y ont été plantés pour pavoiser l'église ; certains éléments ne sont plus assez solidement fixés en partie haute, d'autres ont été déposés (sacristie) ou sont manquants ; de nombreux repeints sont visibles dont certains assez grossiers.
L'opération consistera à nettoyer et à consolider l'ensemble. Elle sera également l'occasion de réaliser une étude de polychromie.

Voyez en détail l'état actuel de ce retable.


Les travaux optionnels

  • La flèche du clocher
Le 20 décembre 1962, une tempête endommagea gravement la flèche du clocher. Celle-ci d'environ 22 mètres de haut dominait jusqu'alors la campagne et était visible du large. Elle servait d'amer, c'est-à-dire de repère, pour les navires en mer.
A la suite de cette tempête de décembre 1962, les dépenses pour refaire cette flèche à l'identique étaient évaluées à 67.000 francs de l'époque. Les subventions au titre de calamités publiques auxquelles pouvait prétendre la commune n'étaient que de 3.000 francs, le reste étant à la charge de la commune. Dans ces conditions, il fut décidé à faire faire des devis pour une flèche de clocher moins haute, amputée des 2/3. Ces devis s'élevaient à environ 50.000 francs, somme qui fut couverte par un emprunt du même montant sur 15 ans.
A noter qu'il semble exister à la base de l'ancienne flèche des ouvertures qui pourraient jouer le rôle d'abat-sons et qui expliquerait le siège actuel du beffroi au-dessus des abat-sons d'origine.


L'église avec son clocher actuel


La flèche du clocher avant 1962
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Ce clocher avait été déjà endommagé à plusieurs reprises, notamment en 1801. Le 10 septembre 1869, la foudre entraîna un incendie qui détruisit le clocher en grande partie. Il fut reconstruit pour une somme de 1.794 francs, entièrement couverte grâce à une souscription parmi la population. Voir ci-contre les plans faits à cette occasion.
Le 11 décembre 1908, la foudre endommagea une nouvelle fois le clocher qui fut réparé en même temps que fut posé un paratonnerre.


Plans de la flèche du clocher
reconstruite en 1869
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Refaire maintenant la flèche du clocher telle qu'elle était avant cette tempête de 1962 peut paraître utopique et sans intérêt. En réalité, ce beau monument emblématique de notre commune de Saint-Martin-aux-Buneaux retrouverait ainsi tout son lustre d'antan et son équilibre esthétique. En 2006, l'architecte des bâtiments de France, M. Thivolle, est venu sur place. Il a été très intéressé par ce projet, le jugeant techniquement parfaitement réalisable et d’un grand intérêt tant d’un point de vue architectural qu’historique. Il a vivement encouragé notre association dans cette démarche. L'intérêt de cette reconstruction serait multiple :
  • Redonner à l’église toute sa valeur architecturale d’antan. La tour massive de grès reprendrait sa fonction initiale qui était de soutenir une flèche élancée, comme semble le montrer la présence de hauts contreforts. L'église retrouverait ainsi son équilibre esthétique.
  • Donner à la commune un plus grand attrait touristique. Développer le pôle touristique de notre commune s’inscrit naturellement dans les objectifs économiques prioritaires de la Communauté de Communes de la Côte d’Albâtre et dans ceux du Caux Maritime.
  • Rendre hommage aux marins qui pendant des siècles, en mer, se sont servis de ce clocher comme repère. Le clocher de Saint-Martin figure sur des cartes marines en tant que tel dès la fin XVIIe siècle. Ces marins ont écrit une grande partie de l’histoire de ce pays et ce serait ainsi une manière de perpétuer leur mémoire.
  • Rendre également hommage aux gens de la terre. En effet, la flèche du clocher qui dépassait la hêtraie du château avait deux fonctions :
  • d’une part, elle servait, sur la ligne d’horizon, de point d’alignement notamment pour les labours,
  • et d’autre part le coq en indiquant la direction du vent, se révélait un outil indispensable pour les prévisions météo, d’autant mieux visible qu’il était perché au sommet d’un très haut clocher.
  • Enfin, retrouver sa place de commune ayant l’« une des plus vastes églises de la contrée » alors que paradoxalement elle est la seule des 26 églises de la paroisse Saint-Mellon-de-Cany-La-Durdent à ne plus avoir son clocher d’origine !
Par un vote en 2009, le Conseil municipal a accepté le principe de cette reconstruction à condition que la commune n'ait pas à participer financièrement à ce projet.
Une étude de faisabilité concernant les travaux indispensables et cette reconstruction a été approuvée par le Conseil municipal. Cette étude, déjà commandée, est financée pour moitié par la commune (ce qui correspond aux travaux indispensables) et pour moitié par l'Association des Amis de l'Eglise de Saint-Martin-aux-Buneaux (ce qui correspond à la reconstruction de la flèche du clocher).

Des devis avaient déjà été demandés pour la reconstruction de la flèche du clocher.